Il y a plus d'une semaine, j'aiétécontactéparma prof de français, latin et grec en 3ème. Elle fêtait son départ à la retraite, en réunissant tous ses anciens collègues, retraités et actifs, et anciens élèves. Elle souhaitait ma présence. Je pensais précisément prendre des vacances vers ce créneau, pourtant je ne souhaitais pas redescendre chez moi. Mais quand même, je sentais qu'il le fallait, du moins sur le plan moral. Ce prof était particulièrement exceptionnel et m'a marqué par sa façon d'aborder les élèves, d'un respect inimaginable, et d'un niveau intellectuel exceptionnel. Aussi, je lui dis de ne pas espérer mais de ne pas considérer mon "non" comme ferme et définitif.
De fait, je réservais un train le lendemain. En fait, c'était une nouvelle personne qui souhaitait me voir et dont je refusais l'invitation, c'en était trop, je décidai de voir tous les gens que j'aime et que je n'ai pas le temps de voir ordinairement. Je me limitai toutefois à Toulon, car si j'avais dû ajouter Aix, cela aurait été un marathon. Je fis donc ma "tournée" mais ne m'attendais pas à éprouver autant de sentiments variés, et à avoir des réflexions si intéressantes.
J'arrivai mardi soir à minuit et demi. Ma mère, très délicate et qui est une des raisons pour lesquelles j'hésite à descendre car trop stressante, a d'emblée attaqué que je m'imposais presque et venait troubler la vie des gens. Cela n'était peut-être pas le sens de ses mots, je l'ai pris ainsi. Dieu merci tout s'est beaucoup amélioré par la suite. J'ai commencé mon périple mercredi à 17h. Là je retrouvai mon club d'haltérophilie, et notamment mon entraîneur. Ce fut un très bon moment. Et pourtant, une page du livre se sournait déjà. Je n'assisterais pas au repas du club annuel de la semaine suivante. 2 coéquipiers arrêtaient l'haltéro. Les autres que je connaissais, et avais rencontrés à leur classe de seconde, étaient à bac+1 voire 2. Enfin pleins de nouveaux, sympa mais inconnus. Puis peu de perspective de reprise de vactivité: manque de temps, pas de club assez proche d'où conditions matérielles pénibles, bref, trop de complications. L'entraîneur est absolument exceptionnel, mais promet beaucoup sans concrétiser toujours. Donc je n'attends plus rien de ses promesses d'avenir sportif, ce qui n'enlève rien au fait que je lui dois beaucoupet l'adore encore. Toujours est-il que l'une des pages de ma vie a tourné, cette activité, elle est derrière (du moins son essence).
Le lendemain, après avoir réussi à quitter mon trou par 5 minutes de voiture puis du bus, je participai à la fameuse cérémonie de retraite. Ce fut peut-être le plus émouvant. Outre l'hommage dû au professeur, je ressentis une nouvellepage, totalement tournée celle-là. Je revis de nombreux anciens enseignants, mais partis ou retraités. Celle de latin était peut-être la dernière bien connue et adorée. En bref, plus aucune raison de retourner vers mon ancien collège, vide d'élèves et professeurs connus. Seule l'AVS, mais ça fait peu. Même la structure d'aide a changé. Un sentiment d'élégie, de mélancolie, mais pas de tristesse, de sérénité avec son passé, qui dit: "stop, fl faut plus regarder le rétro(iseur, faut aller vers l'avant".
Je !evis aussi mon professeur de culture générale en première année de prépa littéraire. Ce fut bien sympathique, et je pense être amené à le recontacter. Enfin, je retrouvai mes deux meilleurs amis, dont je profite de l'article pour les présenter. Cet exerciice, très difficile pour moi, sera de mauvaise qualité et sera [ compléter voire rectifier.
J'irai vite sur le premier qui est mon meilleur ami, que j'adore, pour lequel je m'inquiète pourtant compte tenu de son caractère, de son lien à mon avis trop fort et sans résistance à ses parents, et de son état d'esprit. Mais je l'adore et l soutiendrai toujours. Deux petites histoires quand même: il n'a pas mangé avec nous à midi car sa maman l'attend,it et avait préparé son repas. Le lecteur jugera. Moi je ne m'en suis pas offusqué bien que je ne l'avais pas vu depuis presqu'un an mais bon... Enfin, on s'est retrouvé face au lycée, et on y est restés, on n'a pas bougé de là, on a juste parlé. Bref, très sympa, adorable mais surprenant.
Comme d'habitude on garde le meilleur pour la fin. Une fille, ma meilleure amie, my best friend. Mon amitié est inexprimable, je ressens trop profondément pour le décrire via des mots. Je me contenterais d'expliquer que elle, sa mère et ses frères me sont d'une compagnie très agréable, très gentils et jeunes, dynamiques, modernes, bref très sympa. Même sa mère respi!e la jeunesse et la vie, c'est extraordinaire! Avec mon amie, dont le blog est dans les liens, c'est aussi extraordinaire: je crois pouvoir affirmer qu'elle est comme une soeur pour moi. Je connais très bien sa vie, famille et problématiques, elle connaît tout aussi bien les miennes. On a passé beaucoup de temps ensemble, ce fut très agréable. Elle reste aussi complexe mais elle se limite aux questions métaphysiques sur l'amour et ses amours. Bien qu'on en parle, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, moi le célibataire indépendant endurci ultrarationnel, pragmatique et n'étajt à mon aise qu'en amitié pure. Mais bon... jle suis peut-être un minimum, j'espère être du soutien nécessaire à la réflexion par mon objectivité.
Mes vacances m'inspirent donc 2 sentiments: 2 pages se sont refermées pour ne rester que des souvenirs et ne plus se réouvrir, à l'exception de ma prof de latin et de l'AVS, et encore; et mon cadre amical est peut-être fixé jusqu'à de nouvelles données comme la mise en couple de mes amis. Mais vraiment, je les remercie de me procurer tant de bonheur. Mes 2 jours quasi complets avec ma meilleure amie, chez elle, ont été pour moi énormes. Non qu'on ait fait des choses exceptionnels, l'environnement serein, jeune, moderne, d'une famille qui a souffert mais qui aime d'autant plus la vie, m'a été vraiment très agréable.
Je terminerai en disant que mes parents ont été disponibles, cequi m'a permis, même si je les ai peu vus dans ce périple, de me ressourcer complètement. La réaffirmation du cadre amical, la rupture totale avec le passé générant une élégie, et le plaisir de retrouversereinement ses parents, n'est-cepas de bonnes vacances? Prêt à repartir. Et puis ça renforce: on part de chez soi à regret, pourtant on reste solide, et on va de l'avant! La vie n'est pas facile, un oeil dans le rétroviseur fait un drôle d'effet (un peu de mélancolie), mais au fond, elle estbelle. Tout est éphémère, laviene vaut rien, mais les moments qu'elle nous offre sont parfois très beaux, rien ne vaut la vie.
Je me rends compte q chui brouillon, comme peut-être mon esprit, où se mêlent réflexion, joie, sérénité, résignation, mélancolie, bref tout. Un prochain article sera peut-être plus organisé et rigoureux, si mon esprit l'est, pas gagné. Trop de choses contrastées en même temps dedans. Ça fait de beaux oxymores. Bref du... BORDEL! mdr
Commentaires