Je vous avais dit que ce blog serait undéfouloir, dans mon 1er article, je crois que j'ai répondu hier à cette annonce. J'ai réagi à chaud. Aujourd'hui je voudrais être plus synthétique, rattionnel et moins enflammé.
 
Comment peut-on analyser les choses depuis hier soir? Moi je crois que la réaction des syndicats, qui de toute Zfaçon sont à gauche et le seront toujours, amène une logique de destruction. Que les syndicats soient à gauche, c'est pas plus mal, dommage qu'ils s'opposent en permanence à tout et veulent tout pour le travailleur et rien pour le patron, au nom d'un égalitarisme irréalisable, l'histoire nous l'a montré.
 
Donc, pourquoi je parle de logique destructrice? Car si le gouvernement gagne, c'est que les syndicats voient leur influence définitivement mise à mal, sont détruits. Si au contraire il cède, personne de viable ne peut succéder à Villepin. Sarkozy peut-être, mais il n'est pas aimé par une bonne partie du peuple et fera pareil voire pire que ce qu'on reproche à Villepin. Et les syndicats veulent ici la destruction du gouvernement, de la droite en général. Ok. Seulement à mon avis, la Vème République est le meilleur régime en France, car tout régime où domine l'assemblée est dominé par la guerre des partis, et à voir les enfantillages auxquels se livrent les partis lors des questions au gouvernement hebdomadaires, cela ne promet que de l'instabilité et c'est toujours gênant. Mais ce régime, malheureusement, a besoin d'hommes forts à sa tête, à l'écoute du peuple puisqu'il est leur légitimité directe, mais ferme. Si Villepin était moins borné, il serait un bon président selon moi. Chirac de même, bien que sa fin de mandat soit un peu pitoyable, il garde un peu de carisme. Or, si les syndicats veulent la chute de la droite, c'est pour la gauche. Mais alors, qui? Car la gauche sans homme, ça reste une idée, une abstraction. Or, je ne vois aucun homme fort à gauche (Royale joue l'indépendante et me paraît épouvantable, Holande est sans carisme est autant de gauche que moi je suis voyant, sous tous les sens du terme, Lang et Strauss Khan sont ce que j'appelle la gauche caviar. Reste Fabius, ou Jospin s'il revient. Mais le premier ne suscite pas encore la majorité des suffrages, le retour du second, quoique salvateur pour la gauche, me paraît difficile.
 
Il résulte de cela qu'on veut détruire, pour mettre personne car aucun n'est présidentiable sauf si Fabius et Jospin gagnent en crédibilité. Ou alors on met des hommes sans carisme, et alors je crois que le régime étant ce qu'il est, c'est notre force face à l'étranger qui souffrira et notre crédibilité, car si même le Chef de l'Etat est une marionnette, c'e;t pas gagné. D'où ma préférence actuellement pour la droite, où au moins on a des hommes à peu près carismatiques. D'où aussi ma préférence pour le compromis et cette colère contre l'obstination de la gauche pour le retrait. Car cela revient à virer la droite sans mettre personne, en plus la gauche (PS...) veut détruire la droite mais ne propose rien enaore, hormis les jolies idées irréal,sables de Krévine, ou les formules ruineuses du PS (l'EVA). Certes les choses ne sont pas parfaites (il faut revoir l'impôt sur le revenu privilégiant les riches par exemple), mais alors, avant de détruire, il faut proposer une construction plus concrète, car sans ordre, c'est la voie ouverte à tou], y compris à des dictatures (rappelez-vous quand est venue Vichy, Hitler, Mussolini, et plus récemment Le Pen).
 
<&Z C'est pourquoi en espérant je l'avoue l'échec des futures actions syndicales, j'appelle à l'extrême vigilence: l'intégralité du discours de Chirac prononcé hier doit être appliqué, sans quoi là, il faut détruire car c'est déjà mauvais puisque dictatorial. Donc vigilence! Mais j'en ai un peu assez des syndicats et je m'inquiète de cette dialectique destructrice et non constructive. Ou alors, il faut envisager une Révolution européenne. Et là peut-être même que les idées de gauche deviendront moins utopistes, sauf que les citoyens européens ne sont pas vraiment prêts à accepter l'Europe, donc il faut attendre un peu. En attendant, vigilence pour le respect des engagements présidentiels, mais de manière pragmatique, je ne veux pas la desqo1sjmon de ce gouvernement car il impliquerait une gauche sans hommes et sans idées, hormis d'annuler tout ce qu'a fait la droite et d'accroître le déficit. 
De nouveau, il faut prendre des idées à gauche pour tempérer une politique de droite, améliorer des concepts de droite par des propositions de gauche, mais la balance ne fonctionne pas. Je reste centriste! Peut-être que l'UDF se verra un leader présidentiable un jour, Bayrou n'est pas encore assez carismatique. Peut-être aussi qu'un génie réformera la Vème République pour quelque chose de mieux, je ne conceptualise et n'imagine même pas ce qui peut être mieux que ce régime en France. Quoique, peut-être aime-t-on l'instabilité du pouvoir, les Français se plaisent peut-être à faire la Révolution. D'où le fait que, selon certains de mon IEP, j'ai des "idées non conventionnelles" dans les débats: j'aime l'ordre et la nuance, le compromis, le pragmatisme, je déteste le radicalisme, l'affrontement, et si je détruis, c'est pour construire, ou avec une roue de secours de sécurité. C'est peut-être ce qui fait que je suis esseulé, trop différent, trop emmerdant car des idées pas assez tranchées.
 
Commentaires