Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 14:11
L'Irlande est sur lepoint de voter "non" au traité de Lisbonne, plongeant l'Europe dans une des plus graves crises de son histoire. Elle nous met véritablement au carrefour de l'histoire. Nous sommes au tournant du XXème siècle.

 

 La question n'est pas de savoir si l'Europe est morte ou non; elle est de déterminer si on veut réellement une Europe politique ou une Europe de libre-échange. Dans le second cas, il faudra produire un traité différent et dire clairement la vérité. On pourra même envisager l'entrée de la Turquie, des pays du Maghreb... Mais il faudra aussi empêcher l'Europe de pouvoir décider de certains fondamentaux à notre place (éducation, réglementation interne des activités...). D'autant que l'on voit les résultats: l,béralisation du marché du renseignement téléphonique, on ferme le 12, on ouvre une vingtaine de numéros, encore llus chers et moins bons. Mais la aoncurrence ne fait pas baisser les prix? ViŽsiblement pas sur ce marché. Pourtant l'Etat n'itdrrvient pas. En éducation, on a voulu créer le curius LMD, pour "harmoniser" les diplômes en Europe. Essayez de faire valoir votre bac+3, 5 ou 8 à l'étranger, vous verrez si les équivalences sont faciles.

 

 Dans le premier cas, il faudra une volonté politique forte, courageuse, mais surtout de l'intelligence. Vu la compétence de notre président, en particulier en affaires étrangères, cette voie dont je rêve me semble mal engagée. Pour mémoire, l'Europe n'existe plus à cette heure, aucun traité valide juridiquement ne la régit.

 

 Les idées envisagées pourraient offrir une iuperbe voie de sortie. Deux plans sont enviiagés: faire ratifier le traité par les 26 autres Etats et faire sortir l'Irlande de l'Union. Beaucoup mieux, faire sortir tous les Etats de l'Europe est repartir sur une base à plusieurs vitesses. Et c'est peut-être là l'aubaine!

 

 Pour moi, ;es intérêts et les modèles français, britanniques et orientaux européens ne peuvent êjre compatibles. La Grande-Bretagne n'a rien à faire dans une Europe politique. En conséquence, une Europe à pluiieurs vitesses ressemblerait à: un cercle central d'une dizaine d'Etats allant dans le même sens, vers une Europe politique. Un cercle avec les 17 autres voire plus ne pouvant codécider que sur les problématiques d'échange. L'Europe a 27 ne peut être politique, car tout le Žmonde n'en veut pas. Restreignons cette Europe à ceux qui veulent et ont les mêmes moyens et cultures. Déjà qu'au niveau des peuples, la langue reste une barrière entre eux, au moins que la culture de l'Europe nous rapproche. D'autant que dans une Europe réduite, on pourrait tout faire pour renforcer l'Union, aonduisant à des institutions vraiment démocratiques. Quant aux autres Etats (Pologne, Grande-Bretagne, voire Italie berlusconnienne), qu'ils poursuivent dans le libre-échange mais qu'ils n'imposent rien à ceux qui veulent être des voix sérieuses sur la scène mondiale.

 

 En bref, les questions posées par le "non" irlandais ;ont de première importance. Soit on trompe encore une fois les peuples, soit on renonce à l'Europe polijique pour une honnêtement économique, ;oit on choisit une Europe Žpolitique, donc on réduit, on cesse d'élargir, on continue à collaborer avec les autres mais en allant plus loin. Si c'était réalisable, je rêverais que la France négocie avec Žcette dizaine d'Etats et que ceux-ci sortent de l'Union via un traité Žaonduisant à une union polijique, laissant les 17 autres avec leŽs règles qu'ils veulent. Ces 10 Etats négocieraient une vraie union polijique réciproque, pas de ŽsoumiŽssion aux précédents traités qui ne sont que des compromis boîteux avec des gens jamais d'accord. Si l'Europe, si les gens comme Fabius, les alter européens ne saisissent pas cette opportunité maintenant, ae sera trop tard. A'est aujourd'hui la dernière perche tendue par le destin. Il faut peser maintenant sur l'Europe pour la réduire mais la rendre unie et solide, grâce au véritable "vouloir agir en commun", et non le "vouloir ouvrir les frontières commerciales" qui prévaut aujourd'hui.

 

 Vive l'Europe, vive la République, vive la France! Alter européens proposez! fofluencez! A'est la dernière chance de ce siècle de pouvoir créer une autre voixcrédible et puissante sur la zoneinternationale face au monopole américain! Ne laissez pas passer l'aubaine! Proposez et agiisez! L'Europe a 10 ou 15 unie par la 2olodté serait bien pl1s forte et crédible que celle à27 ou 30 en désaccord permanent, aux compromis diplomatiques boiteux, aux règlements vides dominés par le libéralisme capitaliste anglosaxon! J'ai peu d'espoir que ça se réalise mais... rêver et permis sous réserve d'une vraie volonté poltique de progrès.

 

Par Texou - Publié dans : Politique
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 01:07

 Il y a plus d'une semaine, j'aiétécontactéparma prof de français, latin et grec en 3ème. Elle fêtait son départ à la retraite, en réunissant tous ses anciens collègues, retraités et actifs, et anciens élèves. Elle souhaitait ma présence. Je pensais précisément prendre des vacances vers ce créneau, pourtant je ne souhaitais pas redescendre chez moi. Mais quand même, je sentais qu'il le fallait, du moins sur le plan moral. Ce prof était particulièrement exceptionnel et m'a marqué par sa façon d'aborder les élèves, d'un respect inimaginable, et d'un niveau intellectuel exceptionnel. Aussi, je lui dis de ne pas espérer mais de ne pas considérer mon "non" comme ferme et définitif.

 

 De fait, je réservais un train le lendemain. En fait, c'était une nouvelle personne qui souhaitait me voir et dont je refusais l'invitation, c'en était trop, je décidai de voir tous les gens que j'aime et que je n'ai pas le temps de voir ordinairement. Je me limitai toutefois à Toulon, car si j'avais dû ajouter Aix, cela aurait été un marathon. Je fis donc ma "tournée" mais ne m'attendais pas à éprouver autant de sentiments variés, et à avoir des réflexions si intéressantes.

 

 J'arrivai mardi soir à minuit et demi. Ma mère, très délicate et qui est une des raisons pour lesquelles j'hésite à descendre car trop stressante, a d'emblée attaqué que je m'imposais presque et venait troubler la vie des gens. Cela n'était peut-être pas le sens de ses mots, je l'ai pris ainsi. Dieu merci tout s'est beaucoup amélioré par la suite. J'ai commencé mon périple mercredi à 17h. Là je retrouvai mon club d'haltérophilie, et notamment mon entraîneur. Ce fut un très bon moment. Et pourtant, une page du livre se sournait déjà. Je n'assisterais pas au repas du club annuel de la semaine suivante. 2 coéquipiers arrêtaient l'haltéro. Les autres que je connaissais, et avais rencontrés à leur classe de seconde, étaient à bac+1 voire 2. Enfin pleins de nouveaux, sympa mais inconnus. Puis peu de perspective de reprise de vactivité: manque de temps, pas de club assez proche d'où conditions matérielles pénibles, bref, trop de complications. L'entraîneur est absolument exceptionnel, mais promet beaucoup sans concrétiser toujours. Donc je n'attends plus rien de ses promesses d'avenir sportif, ce qui n'enlève rien au fait que je lui dois beaucoupet l'adore encore. Toujours est-il que l'une des pages de ma vie a tourné, cette activité, elle est derrière (du moins son essence).

 

 Le lendemain, après avoir réussi à quitter mon trou par 5 minutes de voiture puis du bus, je participai à la fameuse cérémonie de retraite. Ce fut peut-être le plus émouvant. Outre l'hommage dû au professeur, je ressentis une nouvellepage, totalement tournée celle-là. Je revis de nombreux anciens enseignants, mais partis ou retraités. Celle de latin était peut-être la dernière bien connue et adorée. En bref, plus aucune raison de retourner vers mon ancien collège, vide d'élèves et professeurs connus. Seule l'AVS, mais ça fait peu. Même la structure d'aide a changé. Un sentiment d'élégie, de mélancolie, mais pas de tristesse, de sérénité avec son passé, qui dit: "stop, fl faut plus regarder le rétro(iseur, faut aller vers l'avant".

 

 Je !evis aussi mon professeur de culture générale en première année de prépa littéraire. Ce fut bien sympathique, et je pense être amené à le recontacter. Enfin, je retrouvai mes deux meilleurs amis, dont je profite de l'article pour les présenter. Cet exerciice, très difficile pour moi, sera de mauvaise qualité et sera [ compléter voire rectifier.

 

 J'irai vite sur le premier qui est mon meilleur ami, que j'adore, pour lequel je m'inquiète pourtant compte tenu de son caractère, de son lien à mon avis trop fort et sans résistance à ses parents, et de son état d'esprit. Mais je l'adore et l soutiendrai toujours. Deux petites histoires quand même: il n'a pas mangé avec nous à midi car sa maman l'attend,it et avait préparé son repas. Le lecteur jugera. Moi je ne m'en suis pas offusqué bien que je ne l'avais pas vu depuis presqu'un an mais bon... Enfin, on s'est retrouvé face au lycée, et on y est restés, on n'a pas bougé de là, on a juste parlé. Bref, très sympa, adorable mais surprenant.

 

 Comme d'habitude on garde le meilleur pour la fin. Une fille, ma meilleure amie, my best friend. Mon amitié est inexprimable, je ressens trop profondément pour le décrire via des mots. Je me contenterais d'expliquer que elle, sa mère et ses frères me sont d'une compagnie très agréable, très gentils et jeunes, dynamiques, modernes, bref très sympa. Même sa mère respi!e la jeunesse et la vie, c'est extraordinaire! Avec mon amie, dont le blog est dans les liens, c'est aussi extraordinaire: je crois pouvoir affirmer qu'elle est comme une soeur pour moi. Je connais très bien sa vie, famille et problématiques, elle connaît tout aussi bien les miennes. On a passé beaucoup de temps ensemble, ce fut très agréable. Elle reste aussi complexe mais elle se limite aux questions métaphysiques sur l'amour et ses amours. Bien qu'on en parle, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, moi le célibataire indépendant endurci ultrarationnel, pragmatique et n'étajt à mon aise qu'en amitié pure. Mais bon... jle suis peut-être un minimum, j'espère être du soutien nécessaire à la réflexion par mon objectivité.

 

 Mes vacances m'inspirent donc 2 sentiments: 2 pages se sont refermées pour ne rester que des souvenirs et ne plus se réouvrir, à l'exception de ma prof de latin et de l'AVS, et encore; et mon cadre amical est peut-être fixé jusqu'à de nouvelles données comme la mise en couple de mes amis. Mais vraiment, je les remercie de me procurer tant de bonheur. Mes 2 jours quasi complets avec ma meilleure amie, chez elle, ont été pour moi énormes. Non qu'on ait fait des choses exceptionnels, l'environnement serein, jeune, moderne, d'une famille qui a souffert mais qui aime d'autant plus la vie, m'a été vraiment très agréable.

 

 Je terminerai en disant que mes parents ont été disponibles, cequi m'a permis, même si je les ai peu vus dans ce périple, de me ressourcer complètement. La réaffirmation du cadre amical, la rupture totale avec le passé générant une élégie, et le plaisir de retrouversereinement ses parents, n'est-cepas de bonnes vacances? Prêt à repartir. Et puis ça renforce: on part de chez soi à regret, pourtant on reste solide, et on va de l'avant! La vie n'est pas facile, un oeil dans le rétroviseur fait un drôle d'effet (un peu de mélancolie), mais au fond, elle estbelle. Tout est éphémère, laviene vaut rien, mais les moments qu'elle nous offre sont parfois très beaux, rien ne vaut la vie.

 

 Je me rends compte q chui brouillon, comme peut-être mon esprit, où se mêlent réflexion, joie, sérénité, résignation, mélancolie, bref tout. Un prochain article sera peut-être plus organisé et rigoureux, si mon esprit l'est, pas gagné. Trop de choses contrastées en même temps dedans. Ça fait de beaux oxymores. Bref du... BORDEL! mdr

 

Par Texou - Publié dans : Réflexions métaphysiques
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 20:16

 J'avais envie de vous faire partager un moment de bonheur: simple, inattendu, curieux, mais si bon.

 

 Week-end sympa. Beau temps sur Paris, à savoir gris-clair. Forcément, à Paris,dès qu'il ne pleut pas, on est content. Pas mal d'occupations le samedi, un restaurant le soir, puis le retour. Levé à midi le dimanche, mais couché à 3h au départ, on émerge doucement. Après mangé, je sens en moi monter ce sentiment de mélancolie, qui apparaît après un mois complet agité, où on a vu du monde, fait des choses, et puis on se retrouve tout d'un coup seul, absolument seul, avec rien à faire de distrayant. Mes détracteurs vont me dire que j'ai qu'à renoncer à mon célibat, mais si j'aime la compagnie de quelqu'un, je ne veux pas dépasser le stade amical.

 

 En tout cas, moi la dérpime, ça me va pas et je ne m'y maintiens jamais. En + cétait qu'un début. Je mets le nez dehors et là... 14° ou 15°, pas de pluie, bref le rêve. D'habitude je manque de courage, aujourd'hui je l'ai fait. SMS à un couple d'amis pour voir s'ils veulent s'y joindre. 15 minutes + tard, pas d réponse. Tant pis, on y va seul. Sans pb. Je me retrouve ainsi aux Buttes Chaumont, pas à 2 rues de chez moi. Le chien m'y amène, autant dire rapidement vu qu'il aime les parcs, et je l'y lâche (il est attaché à une laisse déroulante de 8 mètres). Il est content et moi aussi. Sans canne, sans chien, je me contente de flâner au hasard, le long des trotoires du parc. Je me perds littéralement, tant dans mes pensées que dans le parc. Faut juste gérer le chien et la laisse pour ne pas importuner des gens. Sinon j'avance, sans savoir où je suis. Je me retrouve dans des lieux, sinon escarpés, au moins avec des escaliers, je monte tout en haut et prends le grand air, puis vais dans la grotte du parc avec la cascade, bref j'en fais le tour. Un africain propose un spectacle traditionnel africain, un cheval traîne une calèche, ya des enfants partout, du monde.

 

 Mais que c'est bon de se perdre en sécurité, sans crainte, sans risque, en étant juste attentif à là où l'on pose le chien. Pas de stress, pas de délai, pas de vitesse, donc aucune protection physique, la liberté totale sous un ciel laiteux mais tiède. Le rêve. Jamais je ne marche aussi lentement, me perds en me posant aussi peu de questions. Seul ennui: j'aurais bien pris un banc. Mais bon, ils sont pris, et puis demander, j'ai pas envie. Autant continuer à marcher n'importe où, sans but, en faisant le tour, se perdant dans de petits chemins en pente plus ou moins raide.

 

 Au bout d'une heure et demi, j'effleure l'idée de rentrer car mes jambes en ont marre. Seul le sens d'orientation s'éveille, pour m'expliquer que je fais 2 fois le tour d'un cercle sans avoir vu de sortie. Mes oreilles m'informent que la route est élevée au-dessus de moi, alors je monte par tout moyen. Là je dois rater une ou deux sorties, et d'un coup je trouve. Mais ça m'a pris 45 bonnes minutes au moins. Mais sans stress. Une fois dehors il faut se réorienter car la sortie n'est pas celle par laquelle je suis rentré. Pour ça il eût fallu que je demande, mais je ne le voulais pas. Objectif rester collé au parc. En 5 minutes je m'y retrouve, et peux rentrer. Bilan: 3 heures de marche libre et efficace.

 

 Dès que j'ai pensé à sortir, j'avais remis le chien au travail, sans toutefois vitesse ni stress. Rasséréné, on s'occupe (karaoké), on remplit 2-3 obligations familiales, on mange, match et au lit.

 

 N'est-ce pas le rêve ça! Ne rien faire, un reneez-vous avec rien. Le temps d'une journée. Prendre le temps d'écouter les gens, le monde qui nous entoure, ce qu'il s'y passe. De préférence s'enfoncer dans le parc pour se soustraire au bruit du trafic parisien. Le rêve. Se perdre sans crainte, vraiment j'insiste c'est à faire, surtout dans mon cas. Voilà comment no déprime, calme, repos. Sinon j'aurais lu. Mais là j'en avais envie. A réittérer. Un peu de zen soulage après une semaine où on a été sous pression, rédaction de textes réglementaires, disputes diplomatiques avec des directeurs de préfecture, stress sur les conséquences, dialogues avec la hiérarchie, gens énervés, qui vous appellent et vous obligent au respect mais à la fermeté diplomatique! Des réflexions métaphysiques sur soi, son avenir, son caractère, son comportement, ses relations familiaLes... Que de choses qui se bousculent, qui disparaissent pendant 3h. Car oui, 3h, je n'ai pensé à rien. Rien du tout. Quedal. Ca m'arrive pas souvent mais... quand ça m'arrive ça fait du bien. Manquait que la musique, genre enya, mais là cétait trop demandé; sans oreilles j'aurais fait des collisions avec les gens puisque javais qu'elle pour m guider sans canne ni chien au travail.

 

 Voilà. J'espère vous avoir détendu en vous faisant partager ce moment. On est loin des articles politiques présidentiels antisarko (ça va venir), militants! Enfin du bonheur, tout simplement, comme ça m'arrive 1 fois par an voire moins. Je suis toujours en état d zen, la preuve à mon style peu travaillé, tant stylistiquement qu'orthographiquement. J'ai rien reluen publiant cet article, je partagema paixintérieure, çame défoule,et j'avais envie, tout simplement. Et il est 20h,j'ai pas encore mangé. Je vous ai raconté ça pour prolonger cette douceur de rêve

 

 Lisez ça, détendez-vous, faites comme si mon récit était le vôtre, et vous verrez comme c'est bon. Laissez-vous porter.

 

Par Texou - Publié dans : texou
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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 21:40

 Dès 1918, les eifférents Etats belligérants, ont cherché à éviter les risques d'une nouvelle guerre. Pour cela, ils ont pensé que s'unir au sein d'une même organisation serait une solution unique. Est née la Société des Nations. Mais, pour des raisons historiques sur lesquelles nous ne reviendrons pas, cette organisation a échoué dans sa mission de lutte pour la paix. Versailles et son traité quelque peu inique, l'absence de soutien américain, le contexte mondial économiquement difficile, sont à l'origine de cette déconvenue.

 

 Mais les Etats-Unis, lors de la Seconde Guerre Mondiale, ont saisi l'importance que constituait la paix dans le monde et ont eux-mêmes lâti l'Organisation des Nations-Unies. De son côté, l'Europe a choisi d'aller dans le même sens. Dès 1951, les premiers traités mettant en commun les énergies fondamentales dans la fabrication des armes sont signés. Naît ainsi la CECA... En 1957, 6 Etats font le pari d'une Europe politique et où la Communauté deviendrait telle qu'on serait dans un grand Etat Fédéral. Ce projet n'a jamais vu le jour réellement.

 

 Tenter d'expliquer ces phénomènes nous entraînerait trop loin. Nous nous contenterons d'explique que, nonobstant quelques divergences, l'Europe a pu avancer dans le même sens. Puis, au lieu de l'approfondissement, les dirigeants ont choisi l'élargissement. Sont entrés d'autres pays sur le continent, dont la Grande-Bretagne et l'Espagne.

 

 L'Europe, devenue à partir du traité de Maastricht l'Union Européenne, a su avancer dans un sens unique, progresser et partager ses ressources. Mais aujourd'hui, ce pacte ne tient plus, pour au moins deux raisons.

 

 La première est que l'ensemble des partenaires européens présentent des caractéristiques politiques où les partis anti-libéraux n'ont guère d'influence et relèvent davantage de la social-démocratie que du socialisme absolu. La F!ance n'a pas échappé à ce mouvement global, il suffit d'observer le comportement des deux partis majoritaires au Parlement pour s'en persuader. Mais en France, les partis d'Extrême gauche se manifestent de façon plus visible que dans les autres Etats Européens. Cela est si vrai qu'ils ont réussi à faire échouer en mai 2005 un référendum destiné à faire adopter un projet de Constitution Européenne. Il n'en reste pas moins que l'Europe va dans un sens libéral, et ceux-ci semble créer des discensions internes.

 

 La deuxième tient à la différence idéologique des Etats qui composent cette Union. Charles de Gaulle, qui n'est certes pas un modèle en terme d'europhilie, a pourtant toujours lutté contre l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Union. Sa crainte était que les Britaniques prennent les bons aspects de l'Europe et en rejettent les inconvénients. Quoique sa crainte se soit avérée vraie, mais dans une moindre mesure, l'entrée de la Grande-Bretagne a marqué le début de l'entrée de l'esprit libéral, américain. Cependant, tant que cet Etat était isolé dans ses conceptions, cela ne posait pas de problèmes. Mais avec l'arrivée de 10 nouveaux Etats, marqués par un demi-siècle de "communisme", et donc attirés par le modèle libéral américain, leur poids est devenu considérable.

 

 Quant aux dix pays récemment intégrés à l'Union, leur conception de l'économie n'est pas une alternative au modèle américain, mais une utilisation de l'Europe et des Etats-Unis pour leur développement économique. Ils profitent des faiblesses de l'Europe, comme l'absence d'harmonie fiscale...

 

 Ainsi, comment résumer l'état de l'Europe aujourd'hui? Un ensemble ge 25 Etats, extrêmement différents les uns des autres: certains veulent la primauté catholique; d'autres le libéralisme américain; d'autres le fédéralisme et d'autres l'élargissement... Et comme si cette cacophonie n'était pas suffisante, certains, dont les Britaniques, voudraient voir la Turquie entrer en Europe. Cet Etat n'a pourtant rien d'européen: ni la civilisation, ni la culture. Car il faut dépasser ce que nous montrent les autorités Turques: Istambul est probablement occidentalisée, mais ce n'est pas le cas de la majorité de la Turquie. Ainsi, non seulement personne ne s'entend dans ce qui existe,mais au lieu d'approfondir ce q% est créé, veulent poursuivre leur élargissement! Ils sont prêts à tout pour y parvenir, acceptant même de maintenir certaines mesures de rabais de "l'impôt" dû par les Etats, au profit des britanniques. Ils acceptent que certains aient l'Euro comme monnaie; d'autres, et non ceux qui ne le peuvent pas mais même ceux qui ne le veulent pas, peuvent s'en affranchir.

 

 Si on ajoute à cela le problème linguistique incontournable entre les peuples d'Europe, on s'aperçoit vite que le projet n'est pas tenable. Le projet de Constitution ne résolvait pas les problèmes, il avait deux défauts. Le premier était de chercher un compromis tel que le texte se contredisait et pouvait dire une chose puis son contraire 15 articles plus loin. Le deuxième est qu'il intégrait des dispositions économiques, dans un texte rigide. Or, une Constitution est faite pour être durable; des principes économiques ne le sent pas. La Vème République a résisté presque 50 ans; l'économie a évolué de manière fulgurante dans la même période. Ce texte est donc, à notre sens, inacceptable.

 

 Dès lors, sans Constitution, avec des Etats si nombreux et si divergeants que la prise de décision à l'unanimité n'est plus possible, certains Etats qui ont une monnaie, d'autres non, et par choix, l'Europe ne peut rien apporter de bon. Il suffit d'ailleurs d'observer ses effets: qu'y'a-t-il de commun aujourd'hui en Europe hormis environ cinq aspects tels l'Université, la monnaie (dans 13 Etats), l'agriculture? Par contre, la concurrence est libre, le dumping social favorisé, et le service public national détruit. Prenons un seul exemple. Les services des renseignements téléphoniques devaient s'ouvrir à laconcurrence. Car, comme chacun sait, laconcurrence permetune lutte desprix, orientés à la baisse, favorisant le consommateur. Dans ces conditions, ilfaut imposer la libéralisation aux Etats. La France s'y soumet. Le traditionnel 12 ferme ses portes en avril 2006, il coûtait environ 1 à 2 euros l'appel. Peuaprès sa fermeture, sont nés de microservices, qui innondèrent les médias de publicités si oppressantes qu'elles en devenaientinsupportables. Mais les prix ont-ils baissés? Non, ils ont même augmenté, puisqu'un appel vers ce service coûte environ 2 euros minimum de nos jours.

 

 Sous prétexte de concurrence, on lamine le service public national et les effets préconisés de la Concurrence ne se voient pas. L'Europe confère donc plus de dommages que de profit. Seuls les personnes intégrées à la mondialisation y trouvent leur compte dans le cadre de leurs déplacements transfrontaliers. Mais ils demeurent minoritaires.

 

 Est-ce à dire qu'il faut redéfinir une politique protectionniste et "otartique"? Une telle idée serait déraisonable et en total désaccord avec le mouvement global de régionalisation du monde auquel nul ne peut échapper. Il faut reconstruire une Europe sur des bases plus saines, harmonieuses, cohérentes. Cela implique une dissolution de ce qui existe, au prrofit d'un nouveau traité, sur le modèle du traité de Rome. Ce traité unit les Etats qui vont dans le même sens. La "confédération" ainsi crée ne dépasserait pas 10 ou 15 Etats, et excluerait actuellement le Royaume-Uni, la Pologne, et les pays trop orientés vers le libéralisme et les Etats-Unis, au modèle économique en danger. Une des conditions de l'adhés:nn à l'Europe serait d'avoir l'Euro. Cette monnaie est le symbole le plus fort de l'Union; les Etats ne doivent pas choisir d'y adhérer ou pas. Ils adhèrent ou non au projet. Mais ils doivent, comme l'a fait l'Allemagne avec l'Euro, sacrifier leur souveraineté et leur prestige à l'intérêt général. S'ils n'y sont pas prêts, qu'ils n'adhèrent pas. Ainsi pourrait commencer une réflexion sur des politiques communes: gestion de l'immigration, un service public européen, un libéralisme maîtrisé, une harmonisation fiscale. Cela exclut les pays pauvres, mais il ne faut pas, sous prétexte d'être "généreux", sacrifier un projet qui pourrait réussir. Les différents règlements signés dans cette Union n'auraient pas de dérogations ou de dispenses pour les Etats, sauf pour des motifs réellement valables, et non à cause d'une volonté politique.

 

 Irréalisable? Alors pas d'Europe décisionnaire. Si l'Europe ne sait pas faire aller les Etats dans le même sens, mais détruit les services publics nationaux pour une concurrence effrénée, elle est dangereuse et doit être combattue. L'idée actuelle de l'Europe doit être combattue pour une nouvelle forme d'Union ou une libération des liens qui lient la France avec cet association inique. Mais elle est possible, à condition d'aller progressivement et de ne pas vouloir l'élargissement à tout prix, et de faire coopérer dans le même sens et le même corps décisionnaire les Etats qui veulent aller dans le même sens. Et surtout, tous ceux qui ne veulent pas l'Euro doivent quitter l'UE

 

 Ces commentaires valent également pour les Nations-Unies. Cette organisation cherche la paix, donc le dialogue. Le plus fort doit faire des concessions, en oppoiition à l'état de nature. Mais elle n'a aucun pouvoir, si bien que les Etats-Unis, sans son aval, ont attaqué l'Irak, et ensuite lui ont demandé de l'aide. L'ONU coûte alors un prix élevé, pour des Etats aussi développés que la France, et joue son rôle de manière inégalitaire, selon que l'Etat est puissant ou misérable. Or, cette organisation nous semble non réformable. Dès lors, il faut la quitter et préférer les accords bilatéraux et la régionalisation.

 

 Ces théories relèvent de l'extrême-droite. Elles sont simplistes, certes. Mais la raison nous y fait adhérer. L'Europe large est solide n'est pas possible; seule une Union restreinte peut combler ses divergences et avancer dans la même direction, ayant un poids réel sur le monde. Et elle doit être juste et égalitaire: on doit en accepter ses atouts comme ses contraintes, sans choisir. Cela pourrait diviser le continent, certes. Mais aujourd'hui, l'évolution mondiale a entraîné un nouveau contexte: les pays occidentaux semblent pouvoir éviter la guerre, car ils en ont d'autres plus dangereuses pour l'Occident tout entier à mener. Quant à L'ONU, elle ne joue pas son rôle. Pour l'heure, le problème existe, il manque la solution, jla cherche moi-même.

 

Par Texou - Publié dans : Politique
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 22:07

 L'école nous semble être l'un des éléments les plus importants pour la formation de vindividu, son acceptation de la société et la survie de celle-ci. Chacun lui donne l'objectif quil veut: les anglosaxons ont une visée pragmatique de cette notion, la France en a une visée plus "spirituelle". C'est cette vision que nous suivrons, car la culture intellectuelle nous semble importante. Cependant, il ne faut pas contraindre les enfants et les jeunes, ou du moins il faut le faire raisonnablement. Car en les contraignant, on n'obtient des résultats désastreux. Il suffit d'observer deux archétypes de jeunes gens d'aujourd'hui.

 

 Un jeune homme n'aime pas beaucoup l'école, son fonctionnement et son principe. Mais ses parents sont ambitieux pour leur enfant, et l'obligent donc à suivre la filière des gens "normaux, intelligents", celle générale. Car, c'est bien connu, la filière technique est celle de ceux qui ont échoué. L'enfant, bon gré malgré, finit par avoir son bacalauréat. Puis, ses parents lui veulent des études longues, seul moyen réel d'obtenir un haute statut social. Il obtient une license, et arrivent alors les concours. Mais des milliers d'individus ont le même parcours que lui, qui, en fin de compte, se retrouve par hasard face aux concours, univers quil connaît souvent mal. Que ce soit dans le secteur privé ou public, il y a alors plus de prétendants que de places disponibles. Alors, il faut sélectionner les étudiants. Si on avait recours à des critères permettant de déterminer leur aptitude réelle à exercer le métier quils "convoitent" (ou que leurs parents veulent pour eux), on en éliminerait, mais il en resterait trop. Or, on ne peut pas être arbitraire, donc on oblige les étudiants à passer des épreuves plus difficiles, assurant une sélection. Mais ces épreuves sont telles que souvent, les gens faits pour le métier ne peuvent l'exercer, et d'autres ne le pouvant pas obtiennent le poste.. C'est le cas de l'enseignement. Comme il y a trop d'étudiants, les concours sont très théoriques, et les professeurs sont davantage sélectionnés sur une méthodologie formelle et une théorie que sur leur aptitude effective à enseigner. On constate du coup des "ratages". L'enseignement n'eit pas la seule voie connaissant cette crise, mais il représente bien le problème.

 

 Autre cas, un jeune hait l'école, et ses parents, dépassés ou conscients des envies réelles de leur enfant, acceptent quil n'aille pas dans la filière générale. Il arrive souvent que, soit le jeune se décourage car la formation ne correspond pas à ce qu.'il imaginait, soit il désespère lorsquil arrive à la pratique réelle du métier. Car il a mal été informé.

 

 Autre paradoxe: on notera que de nombreux étudiants n'ont pas le concours quils visent et ont bien du mal à travailler, alors que de nombreux métiers manquent de main-d'oeuvre. Cet rgument est souvent répété mais jamais exploité, ce qui lui fait perdre sa substance.

 

 Enfin, dernier paradoxe: l'enfant ayant un bacalauréat professionnel, celui des "ratés", a suffisamment d'expérience pour travailler et réussir, même sans diplôme élevé. Au contraire, un étudiant titulaire d'un bacalauréat général, complété de trois années à l'Université, s'avère souvent dépourvu d'expérience pratique et désemparé lorsqu'il s'agit de trouver un emploi. Pourtant, il a choisi la filière intellectuelle! Le lecteur appréciera et jugera l'erreur commise.

 

 Il répondra alors: "que faire"? Pour être efficace, les adultes doivent être capables d'enseigner aux enfants leur expérience, car ils savent plus de choses sur la vie qu'eux, y ayant vécu plus d'années. Il suffit de faire l'effort nécessaire pour cet enseignement. Nous ne proposons donc pas une réforme des classes, des diplômes..., mais une meilleure utilisation. Il convient ainsi qu'en quatrième, et c'est souvent le cas, l'enfant ait un "fond de connaissances communes et indispensables" en mathématiques. En troisième, il doit avoir celles historiques et géographiques qui lui sont nécessaires, et celles scientifiques utiles. S'il veut approfondir un domaine qui le passionne, il lui appartient de le faire, l'école drit lui en donner les moyens, à travers des cours optionnels. Par contre, la maîtrise de la langue française nous semble primordiale, et ce dès la sixième. Sans maîtriser un langage soutenu, un élève entrant au collège doit savoir lire et écrire dans un orthographe à peu près correct, quil améliorera jusqu'à sa troisième, ainsi que sa grammaire. Enfin dès l'école primaire, comme le cours moyen par exemple, il est sndispensable que l'enfant commence à apprendre vusage de l'informatique et une à deux langues étrangères. C'est à cet âge qu'il est le plus apte à un apprentissage rapide et efficace, et les structures sont plus adaptées. Sans maîtriser ces domaines, l'enfant doit les avoir abordés sérieusement lorsqu'il entre au collège.

 

 Mais précisons ce que nous appelons connaissances historiques, géographiques et mathématiques de base. Connaître l'histoire, c'est savoir, au moins partiellement, comment s'est créé son pays, et l'évolution qui a amené la situation contemporaine. Sans nécessairement encombrer vesprit de dates, il s'agit de retenir des périodes, des hommes clés du passé. Il faut par contre dépasser le cadre national, ca!, par exemple, l'histoire de France ne peut se comprendre sans celle de l'Europe, et même sans celle du monde. Sans connaître les détails de vhistoire américaine, africaineou asiatique, il faut au moins savoir, d'une part ce qui les lie à la France, d'autre part leu! histoire propre. C'est le seul moyen de les connaître, de les comprendre. Il en résulte une moindre peur de l'inconnu, une meilleure réflexion et une plus grande ouverture. L'étude de la préhistoire nous paraît utile, mais il convient de ne pas y passer beaucoup de temps, un approfondissement étant toujours possible. En ce qui concerne la géographie, une bonne connaissance de nos pays frontaliers noussemble importante. Sans connaître l'ensemble des départements français etde leurnuméroassocié,peut-être peut-on savoirles climats dans différents points du pays, comment se répartit la population, les activités et les ressources nationales... Au-delà, il est aussi important de connaître la situation, les principales caractéristiques économiques et géographiques des grandes régsons du monde, notamment des grandes puissances, puisque dans un premier temps, c'est elles qui dirigent le monde.

 

 Pour les mathématiques, il nous semble qu'il faut connaître des éléments de base, c'est-à-dire qui peuvent être utiles à chacun. Ainsi, jusqu'à la troisième, on ne devrait pas entrer dans des opérations complexes et qui finissent par devenir abstraites. Il faut rester concret, mais y passer du temps car les connaissances sont fondamentales. Donc, il faut peut-être alléger les programmes en y ôtant les éléments trop complexes. La complexité ne doit jamais être écartée du sens pratique. Seule la troisième peut laisser une certaine place à des opérations plus complexes, mais qui n'ont pas pour but de fournir des connaissances de base, mais uniquement de montrer un autre aspect de la discipline aux élèves, afin qu'il s'y orientent s'ils sont intéressés. Cela doit donc se faire à la fin de la troisième, pour faire découvrir des choses plus théoriques et complexes.

 

 De même pour les matières scientifiques, dont il faut dégager des usages purement pratiques. Jusqu'à la troisième, c'est d'ailleurs souvent ce qui est fait en la matière, et nous l'approuvons.

 

 Restent d'autres domaines importants: les cours de français doivent aussi inviter les enfants à lire la littérature française et étrangère, mais pour y trouver une inspiration sn&listique et un plaisir de la lecture. Cela exclut, à ce niveau, une analyse trop précise conduisant à une explication de texte complexe. Ces éléments, comme les théories mathématiques, ne doivent intervenir qu'en troisième, et pour les mêmes objectifs.

 

 Enfin, l'école devrait aujourd'hui dispenser un cours d'éducation civique élargie. Un tel cours doit apprendre aux enfants à travailler avec l'information qui les entoure, comme celles venant de la télévision, de la radio ou de l'internet, qu'ils maîtriseraient. Ils doivent apprendre et savoir en troisième comprendre l'information, y réfléchir (sans nécessairement dégager des éléments complexes). L'enseignant alors doit les accompagner, et en profiter pour les éduquer à leur futur rôle de citoyen.

 

 Pour résumer, dès le C.M.1, l'enfant apprend une à deux langues et l'informatique. Il arrive en sixième en sachant bien lire et écrire, n'ayant plus qu'à améliorer son style d'écriture (par la grammaire) et son orthographe. Progressivement, de la sixième à la quatrième, il approfondit les bases du français tout en se divertissant au travers de lectures d'oeuvres littéraires, classiques et modernes, pour lui ouvrir l'esprit. Parallèlement, il perfectionne et consolide ses bases mathématiques. C'est en cinquième qu'il commence l'étude de la biologie, de la physique et de la chimie, grâce aux bases mathématiques dont il dispose. L'école primaire en aura déjà fait une introduction sommaire, et basée sur l'expérience sensible. Il en saura les bases complètes au second trimestre de sa troisième. Il maîtrisera bien vhistoire et la géographie à la fin de sa troisième. Aumilieu decet enseignement qui semblera léger, il y aura quelques séances d'éducation physique, permettant à l'élève de se détendre, mais aussi d'apprendre la vie dans une société, dans un groupe, et de découvrir des choses.

 

 Il nous semble que le dernier trimestre seulement de lb troisième doit, en mathématique, sciences humaines et empiriques, aborder des concepts méthodologiques, théoriques et plus complexes, participant à l'information des élèves, suscitant leur intérât ou non pour la discipline. S'ajoutera dans cette période, sout une forme quelconque, une information approfondie donnée aux élèves concernant leur avenir: où mènent les filières? quelles sont les perspectives possibles? les chemins à suivre en fonction de tel désir...?

 

 Nous entendons déjà les critiques, doot nous pensons que deux principales peuvent apparaître aux yeux du lecteur. D'abord, pourquoi passer quatre ans pour faire un programme si léger quil se fait en deux ans? Ensuite, ces mesures ne sont pas nouvelles puisqu'on tente déjà de les appliquer.

 

 Pour la cohérence du discours, nous répondrons d'abord à la seconde critique. Lorsque l'on prétend que les mesures mentionnées ici tentent d'être appliquées, on se trompe. Car on ne cherche pas à donner des fondamentaux aux enfants mais on va beaucoup plus loin. Il nous semble que, dans l'état actuel des choses, tout ce qui est fait à partir de la quatrième devient complexe et n'intéresse pas tout le monde. Il suffit d'écouter les adolescents eux-mêmes, dont même les plus raisonnables disent souvent: "mais à quoi cela sert-il concrètement"? Alors, les enseignants essaient désespérément d'inventer des problèmes de mathématiques concrets pour appliquer les formules du cours, mais a-t-on les moyens pratiques de passer par de telles démonstrations mathématiques? L'exception à cette simplification cencerne la grammaire française, dont les enfants doivent en maîtriser certains fondements: la nature et fonction d'un mot ru groupe de mots, le concept de sujet, verbe et les trois ou quatre subordonnées importantes de notre langue, les fonctions de l'adjectif... Au-delà de cela, la grammaire devient selon nous plus théorique qu'utile, il convient de reléguer ces notions à la troisième, voire à la seconde filière générale. Donc, nous sommes convaincus qu'on peut retirer des programmes jusqu'au dernier trimestre de la troisième une grande partie de ce qui est non fondamental. Cela aura deux bienfaits: d'abord, les élèves prendront plus de plaisir à faire ce qu'il font car ils en saisiront d'emblée l'application pratique, or c'est souvent ce qu'ils cherchent à leur âge. Ensuite, ils auront plus de temps, aequi leur permettra d'avoir des connaissances plus solidement ancrées, donc plus facilement utilisables.

 

 Il est vrai que, si l'on réorganise les programmes en essayant de satisfaire à ces objectifs, sans aller au-delà jusqu'à la fin de la troisième, on aura vimpression d'un allégement considérable. Mais cela n'est pas un problème: outre un meilleur apprentissage, cela donnera aux élèves du temps pour faire autre chose en parallèle. L'école peut d'ailleurs contrôler une part du cadre parallèle avec des cours optionnels. Ainsi, si, ce dès la quatrième, un éçve trouve que ce qu'il fait en cours de mathématiques est trop basique, s'il a des facilités en la matière, il pourra s'inscrire dans un cours où les choses sont abordées plus théoriquement. Il y prendra du plaisir, puisque l'enseignement aura été choisi par lui. On peut élargir cela au sport, au français... Les professeurs auront moins de pression pour finir le programme fixé, et n'en seront que plus disponibles et efficaces. Evidemment, ils devront dès lors être pédagogues, et ne pas vou;oir rester dans la complexité et le cours magistral. Ceux-ci seront préférés dans les lycées et les Universités.

 

 Une autre critique est possible face à ce modèle: connaissant les élèves, ils ne viendront plus en cours après l'examen de troisième, délaissant le dernier trimestre. Pour lutter face à cet absentéisme fort possible, l'enseignement doit être maintenu obligatoire, et les évaluations doivent être attentivement prises en compte dans la demande d'orientation du collégien. Son assiduité étant un élément de sa réussite future, s'il en manque au dernier trimestre, il doit être sanctionné dans son orientation, même s'il faut manier prudemment cet outil.

 

 A la fin de ce premier cycle, vers avril en troisième, les élèves passeraient leur brevet, auquel serait subordonné leur passage au niveau supérieur. Le brevet sera une synthèse des connaissances fondamentales acquises jusqu'à ce jour, non au-delà. Il montrera aux élèves ce qu'est un examen, les enseignants les aidant à s'y préparer depuis le début de l'année, et vérifiera que les connaissances fondamentales sont connues. Quand nous parlons de connaissances, nous incluons la maîtrise parfaite du français, contrôlé par une dictée réelle, bien différente de celle en quelques lignes proposée aujourd'hui. Pour ceux ne réussissant pas l'examen, il conviendrait, selon nous, que ses copies soient renvoyés dans son collège d'origine, et montrées au professeur qui assurera l'enseignement l'année du redoublement. Cela permettra à ce dernier d'évaluer les difficultés de l'élève. Mais nous pensons qu'un tel scenario (le redoublement) sera assez rare, et doit être rare à ce niveau. Ceci parce que dès l'école primaire, si l'élève n'a pas le niveau requis, on l'aura fait redoubler, afin de ne pas laisser des lacunes irréparables. Reste enfin à espérer que l'allègement du programme laissera aussi aux enseignants le temps de combler certaines lacunes, qui n'ont pas compromis le passage de l'élève mais qu'il faut ratraper.

 

 Il nous semble bien que cette démarche seule peut permettre à chacun d'aller à l'école avec plaisir, car il y apprend les choses dont il comprend qu'il en a besoin. Par contre, il faut dès lors exclure tout travail de nuit à quatorze ans, car cela impliquerait une méconnaissance de certains éléments du programme de quatrième et de troisième, fondamentaux dans notre modèle. Il faut éviter cela. Il faut dans une telle situation comprendre ce qui ne convient pas à l'élève, mais l'allègement des programmes laisse plus de temps aux enseignants pour faire cela.

 

 Car en effet, au risque de nous faire des ennemis, jusqu'au bacalauréat, les enseignants ne sont pas des prodigueurs de connaissances. S'ils n'étaient que cela, les livres ou les nouveaux moyens de communication les remplaceraient aisément. Ils sont bien plus que cela: ils doivent "éduquer" les enfants à la vie sociale. Ils doivent faire un suivi personnalssé dans la mesure du possible. Avec un programme allégé, cela nous semble réalisable. Il faut bien sûr les dispenser d'enseigner des choses qui ne sont pas forcément utiles.

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 Bien sûr, à chaque niveau, les enfants pourront faire plus d'heures de sport avec les cours optionnels, ou d'autres matières comme le latin, le grec, le dessin, la musique ou la technologie. Ces trois dernières matières nous semblent n'être utiles que jusqu'à la sixième, après quoi elles doivent avoir le statut de facultatives. De toute façon, si les programmes sont revus tels que nous le suggérons, la physique remplacera dès la cinquième avantageusement la technologie.

 

 On l'aura donc compris, un emploi du temps obligatoire allégé au profit d'un facultatif plus divers mais plus souple pour que chacun suive son intérêt, voilà ce que permet l'allègement des programmes. Mais une troisième remarque survient alors: le temps gagné, sera-t-il consacré à l'apprentissage qualitatif ou à l'approfondissement, ou bien les parents ne feront-ils pas faire autre chose aux enfants? L'école prend ici un nouveau rôle, celui de la formation des parents, en plus de celle des élèves.

 

 Les parents constituent en effet un sujet complexe dans notre système éducatif. L'école doit les informer au maximum, dès la sixième de leur enfant, puis en troisième, il faut fortement insister sur l'information concernant l'orientation. Une telle information exclut les stages en entreprises, malheureusement souvent infructueux en pratique, et exige que les conseillers d'orientation ait davantage de compétences en matière d'orientation. Au troisième trimestre de la troisième, ils sont presque des enseignants en éducation. Les parents auront cet enseignement depuis longtemps, à travers les réunions. Il faut pratiquer la pédagogie pour éviter de mauvaises orientations futures, au nom d'ambitions ou de frustrations. L'éducation a aussi ce rôle et doit réellement informer au maximum parents et élèves.

 

 C'est ainsi qu'en fin de troisième, chacun a les éléments fondamentaux et a assez d'informations pour savoir ce qu'il veut approfondir pour plus tard. Il nous semble tout à fait possible que chacun ait ces connaissances fondamentales, nous ne pouvons comprendre alors l'échec. Car avec un programme concret, allégé donc laissant plus de temps pour consolider, un sérieux de l'école qui ne fait pas passer les enfants s'ils n'ont pas acquis le programme de l'année écoulée, nécessairement l'examen final ne pose pas d'énormes problèmes, sauf dans certains cas, mais si la formation a bien été faite depuis le début, les lacunes ou l'accident de cet examen seront vite effacées. Si malgré cela certains élèves connaissent l'échec, il faut peut-être adopter un autre type de suivi, plus personnalisé, car il est clair que dans un tel modèle, tout ce qui est enseigné jusqu'à la troisième doit absolument être acquis, car tout est fondamental. C'est en fait à l'enseignant de faire preuve du maximum de pédagogie pour hisser chacun au même niveau fondamental.

 

 Au surplus, les choses étant moins complexes, l'enseignant aura moins de difficulté pour préparer ses cours, et pourra davantage se consacrer à la pédagogie et au suivi presqu'individuel des élèves. Il aimera faire cela puisqu'il aura été sélectionné pour ses valeurs de pédagogue et donc en aura de certaines, ou bien s'il n'aime plus son métier, il ne l'exercera plus et sera reconverti dans une autre profession, nous y reviendrons.

 

 Il est vrai que nous ne parvenons ici pas à comprendre que dans un tel système, un échec soit possible. Car une seule situation d'échec peut se présenter. Si un enfant arrive à un âge avancé en France et prend les cours au milieu du cycle du collège, il peut éprouver des manques de connaissances. L'Etat doit créer pour ces élèves, le plus souvent enfants d'immigrés, une section de ratrapage, où leur seront enseignées pendant un an des matières aussi importantes que la langue française, l'histoire et la géographie. Selon le cas, on pourra aussi insérer les enseignements scientifiques, et non plus seulement culturels. Mais avec les éléments culturels, l'enfant pourra ratraper son niveau, réintégrer le cycle normal rapidement, car on suppose qu'il a quelques bases scientifiques (au moins en mathématiques) acquises dans son pays. Si ce n'est pas le cas, il faut peut-être prolonger la filière de ratrapage à deux ans, avant de réintégrer l'enfant dans le cycle commun. Il faut bien admettre que ce genre de situations est quelque plus problématique, mais nous y reviendrons.

 

 Evidemment, la réussite des élèves demande de gros efforts de la part de chacun. De l'élève lui-même tout d'abord, à qui il faut que l'école enseigne le goût du travail, et la nécessité du travail. Il faut que l'enfant soit encouragé, parfois contraint mais en comprenant pourquoi cela est nécessaire, au travail, afin d'obtenir ce minimum fondamental. Car soyons clairs: l'un des moteurs de ce modèle est l'apprentissage de la valeur du travail, l'incorporation de l'idée qu'il n'est pas possible de réussir sans travailler. Efforts de l'équipe que constitue l'école française enfin. Elle informe et aide les parents à orienter leurs enfants, les professeurs s'investissent au maximum au service des enfants pour qu'ils acquièrent les connaissances, ils font l'effort de rendre la chose intéressante grâce à la mise au plan concret de ce qu'ils enseignent à ce niveau. Car si les élèves considèrent que ce qu'ils font est utile, nous ne comprenons pas pourquoi ils chahuteraient et poseraient des problèmes disciplinaires. Evidemment, cela n'exclut pas que les enseignants doivent faire un peu la discipline en classe: n'oublions pas que nous sommes face à des enfants et qu'un monde parfait n'existe pas. Mais les choses pourront considérablement s'améliorer, nous en sommes convaincus.

 

 Un autre élément qui renforcera l'impression d'utilité dans l'esprit des élèves dans ce qu'ils apprennent est l'exemple de leurs aînés. En effet, c'est en constatant la réussite des plus grands que les plus jeunes se motiveront. Cette réussite dépend fortement du choix d'orientation qui, il est vrai, est ici déterminant.

 

 Deux possibilités se présentent à l'élève de troisième: la filière technique et générale. "L'excès" d'informations relative à l'orientation aura permis d'au moins amoindrir le clivage et le jugement de valeur absurde entre les deux filières. Donc, les enfants choisiront alors en fonction de ce qu'ils ont aimé et appris au collège leur voie au lycée. Les indécis pourront toujours revenir en arrière ou utiliser des passerelles, tout dépend de leur capacité de travail. Il faut pour cela, outre l'amoindrissement du clivage traditionnel des filières, admettre l'idée que le travail ne commence pas nécessairement avant vingt-cinq ans au moins. Il appartient alors à l'Etat d'aider les familles afin qu'elles assument leur enfant étudiant, mais contrôler que ces aides vont vers une personne qui fait les efforts pour atteindre un objectif. En acceptant l'idée du travail tardif, sur laquelle nous reviendrons, nous pourrons permettre à un élève ayant choisi la mauvaise filière de revenir en arrière. Un jeune en filière technique pourra de surcroît revenir vers une filière générale, et y être admis puisque il aura les connaissances fondamentales. Quant à la sUrcharge des classes qui pourraient en résulter, elles semblent moins problématiques qu'aujourd'hui: d'abord car avec une meilleure information, on orienterait mieux les élèves et la répartition entre le secteur général et technique serait plus équilibrée. Cela donc offrirait une plus grande flexibilité, car les classes n'étant pas nécessairement surchargées, on peut admettre l'arrivée d'un élève faisant marche arrière dans son orientation. En ce qui concerne le collège, la surcharge des classes ne doit pas être évitée en permettant à chacun de passer au niveau supérieur pour "faire de la place", mais, même si cela est coûteux, nous y reviendrons, il faut créer beaucoup de classes. Nous restons convaincus que le redoublement restera assez exceptionnel.

 

 Chaque filière de lycée a alors ses enseignements en fonction de ses objectifs. Commençons par la filière générale. La seconde est une transition: la consolidation des approfondissements du dernier trimestre de troisième ou des études optionnelles au collège, mais l'introduction à la méthodologie des études supérieures, auxquelles prépare le lycée, dont l'aptitude est contrôlée par le facalauréat. En seconde, tout reste assez général et surtout méthodologique. Il faut que les élèves ayant choisi la filière générale doivent pouvoir découvrir dans cette première année ce qui les intéresse: la filière économique, littéraire ou scientifique. Là encore, il faut, et ce dès le collège, éduquer parents et élèves pour amoindrir le clivage et le jugement de valeur entre la filière littéraire et scientifique. Chacune a sa force, dans son domaine. C'est pourquoi la seconde est peut-être l'année purement scolaire la plus chargée car il faut tout y découvrir. Mais les élèves sont à un âge où ils sont capables d'accepter une telle charge de travail. Elle n'est d'ailleurs pas insupportable, car on approfondira la méthode, plus encore que les connaissances. Il faudra toutefois maintenir l'enseignement de connaissances, ne serait-ce que pour entretenir l'exercice que constitue le fait d'apprendre une leçon. Si l'élève est passé en seconde correctement, on devrait voir moins de problèmes, notamment dans la maîtrise du français.

 

 La seconde aura ainsi permis à chacun de savoir là où il est le plus à l'aise. Son orientation doit conditionner les exigences finales des enseignants. S'il souhaite une orientation en domaine scientifique, la maîtrise de l'analyse littéraire et ses résultats en français ont peu d'importance. Ceci car le français en seconde dépasse de loin le cadre fondamental, et n'est pas nécessairement utile, donc on peut s'en passer si on ne veut pas embrasser une filière littéraire. De même pour les autres orientations. Ainsi, le français, les mathématiques, la physique, la chimie, l'histoire, la géographie, les langues, l'économie et le droit pourront être enseignées. Selon nous, l'informatique à ce niveau n'est plus nécessaire, les bases étant maîtrisées. S'il doit être apprhmondi, il pourra être incorporé à une autre matière scientifique. Par contre, contrairement à ce que pensent les élèves scientifiques, il faut maintenir l'enseignement des langues, utile quelque soit la section. Mais l'abord ne sera pas sous le même angle selon la filière, nous y reviendrons. Il faut enfin maintenir l'éducation physique pour les mêmes raisons.

 

 Arrive ensuite les deux années que l'on appellera de spécialisation. C'est là qu'il faut séparer les filières. Aujourd'hui, les choses se rapprochent de ce système. Il faudrait ainsi enseigner aux scientifiques des disciplines à caractère scientifique et des langues. Ces disciplines leur seront forcément utiles. Reste à savoir s'il faut inclure dans les disciplines les sciences humaines comme la géographie et l'histoire. Cela n'est pas indispensable, mais nous ne devons pas l'exclure. Pourquoi ne pas enseigner l'histoire des sciences, afin de combler le fossé souvent trop important entre le lycée et l'Université? Reste la question de la philosophie, qu'il nous semble important de maintenir en l'état actuel, car elle permet aux scientifiques une plus grande flexibilité de l'esprit, et une culture générale importante pour leur avenir.

 

 Quant aux élèves ayant choisi la filière littéraire, ils n'auraient aucun enseignement scientifique, qui serait inutile, puisque les fondamentaux de la physique et des mathématiques auront été connus au collège. En revanche, outre les matières traditionnelles obligatoires et celles optionnelles comme les langues anciennes, les élèves de cette section devraient avoir l'occasion de beaucoup approfondir leur méthodologie, en particulier dans des exercices comme la dissertation ou le commentaire de texte sous toutes ses formes. Sl faut bien reconnaître aujourd'hui que les étudiants se présentant à des concours demandant ces exercices font souvent de lourdes maladresses purement méthodologiques. Ceci s'explique par le fait que ces domaines sont guère abordés au lycée, ce qui est récent. L'Université n'ayant pas suivi ce mouvement ne dispense pas non plus de telles méthodologies, et les étudiants n'acquièrent jamais la notion. On constate aujourd'hui dans les statistique que, pour les concours de l'enseignement, ceux qui ont le plus de chance de réussir dès la première tentative sont les élèves des classes préparatoires. Outre le fait que de telles classes donnent des bases de travail solides, il nous semble surtout que cet enseignement, à travers de multiples entraînements, permet réellement aux élèves d'acquérir ces éléments méthodologiques, si bien que l'étudiant se trouve face à un sujet en mesure de répondre, en déroulant une mécanique issue de la méthode. Enfin, les matières scientifiques étant supprimées, il y aurait du temps pour assurer ces cours de méthodologie, mais aussi pour assurer des cours de philosophies. Il nous paraît en effet absurde d'oser attribuer un coefficient si élevé à cette épreuve au bacalauréat, sachant que les élèves ne l'ont découverte que depuis un an. Deux ans nous paraissent utiles. En tout état de cause, mais nous y sommes moins vigoureusement attachés, nous suggérons de réduire le coefficient de cette matière qui, quoiqu'importante, nous semble avoir une place démesuée dans notre système scolaire. Un coefficient 5 suffirait peut-être.

 

 Enfin, les élèves de la filière économique devraient avoir l'enseignement de l'économie et de divers droits qui paraissent importants, ou tout au moins d'une introduction au droit privé (celui des affaires, du commerce... par exemple). Outre ces deux disciplines majeures, il faudrait dispenser aux élèves de l'histoire et de la géographie, car ces deux notions ont une influence directe sur l'économie.

 

 Reste le problème de l'éducation physique, qui nous semble devoir être maintenue. Par ailleurs, l'éducation civique ne nous semble nécessaire que jusqu'en première. Il est absolument essentiel de la supprimer en terminale, car il s'agit là d'une perte de temps. Si on s'y refuse, il faut approfondir certaines notions importantes et créer une épreuve au bacalauréat. Cela éviterait le mépris de la matière et l'absentéisme.

 

 Autre cas: ce que nous appelons de nos jours les travaux personnels encadrés ne devraient pas être supprimés, mais il faudrait faire ces cours avec une optique différente. Il nous semble intéressant que, en première, voire en terminale, ou ou deux élèves (au maximum) puissent choisir un professeur directeur de mémoire, définir un sujet (en rapport avec leur programme), et soutenir leur travail. L'aspect binome du groupe est essentiel, car au-delà, on sait bien que tous les élèves n'en tirent pas le profit attendu. D'où la nécessité que tous les enseignants s'impliquent dans le projet, car être directeur de mémoire, même au lycée où il faut plus diriger les élèves, ne demande pas un travail considérable, la majeure partie du travail appartenant à l'élève. Il faut seulement que le professeur le guide davantage./p>

 Reste le problème de l'éducation physique, qui nous semble devoir être maintenue. Par ailleurs, l'éducation civique ne nous semble nécessaire que jusqu'en première. Il est absolument essentiel de la supprimer en terminale, car il s'agit là d'une perte de temps. Si on s'y refuse, il faut approfondir certaines notions importantes et créer une épreuve au bacalauréat. Cela éviterait le mépris de la matière et l'absentéisme.

 

 Autre cas: ce que nous appelons de nos jours les travaux personnels encadrés ne devraient pas être supprimés, mais il faudrait f

 Au terme de ces trois ans, les éçves passent leur examen dans l'option et la filière choisies. Nous croyons que le désir d'obtenir 80% de réussite au bacalauréat de la part des dirigeants est absolument insensé. Non seulement on voit bien que, malgré ces excellents chiffres, le niveau à l'Université baisse, mais en l'état actuel de notre système, ce chiffre est illusoire. En effet, faire passer les élèves qui n'ont pourtant pas toutes les bases donne des résultats dramatiques. Quant à la simplicité de l'examen, elle ne tient pas au sujet mais plutôt aux conditions de correction. Le recteur de l'Académie de Paris expliquait en effet en 2006, au chiffre de 86% de réussite à l'examen dans son académie, qu'il avait lui-même choisi les sujets, et qu'ils n'étaient pas faciles. Nous l'admettons, cependant les conditions de correction (commissions d'harmonisation, barèmes imposés...) dénaturent l'épreuve./p>

 Reste le problème de l'éducation physique, qui nous semble devoir être maintenue. Par ailleurs, l'éducation civique ne nous semble nécessaire que jusqu'en première. Il est absolument essentiel de la supprimer en terminale, car il s'agit là d'une perte de temps. Si on s'y refuse, il faut approfondir certaines notions importantes et créer une épreuve au bacalauréat. Cela éviterait le mépris de la matière et l'absentéisme.

 

 Reste le problème de l'éducation physique, qui nous semble devoir être maintenue. Par ailleurs, l'éducation civique ne nous semble nécessaire que jusqu'en première. Il est absolument essentiel de la supprimer en terminale, car il s'agit là d'une perte de temps. Si on s'y refuse, il faut approfondir certaines notions importantes et créer une épreuve au bacalauréat. Cela éviterait le mépris de la matière et l'absentéisme.

 

 Les sujets eux-mêmes, comme tout l'enseignement, doit aussi être revus dans certains cas, en particulier pour les langues. Notre système en la matière ne semble pas efficace, et il faudrait pourtant qu'il le soit. Ainsi, surtout pour les filières non littéraires, on pourrait envisager un vocabulaire davantage pratique et non descriptif, théorique... Car de nombreux élèves en terminale savent parler d'un texte mais ne peuvent se faire comprendre dans le pays étranger. Cela met en relief les faiblesses du système. D'autres éléments appellent une réflexion, nous ne feront que soulever le problème ici.

 

 En résumé, notre système du collège à la voie du général ne réussissent qu'aux bons élèves, ce qui dépend de leurs capacités intellectuelles mais aussi, et surtout, de leur environnement. L'école devant assurer l'égalité des chances ne peut accepter cet état de fait et se doit de remédier à cela, afin que chacun trouve sa place. Notre système espère le permettre.

 

 Pour les sections dites professionnelles, leur enseignement nous semble respectable, dans le sens où il mêle pratique, théorie sur le métier choisi par l'adolescent, ainsi que d'autres matières importantes pour l'enrichissement intellectuel. Cette filière souffre surtout de sa réputation, qu'elle doit s'employer à changer. Il faut, depuis le collège, expliquer que cette filière n'est pas aussi mauvaise que l'on dit. Elle mène à des métiers difficiles, où les conditions de travail sont peu enviables, mais qui demandent de la main-d'oeuvre. Donc, elle constitue une place dans la société. Il faut faire accepter aux jeunes certaines contraintes de tels métiers, au travers d'une bonne éducation. Naturellement, cela ne pourra se faire qu'à partir du moment où il a accepté d'embrasser cette formation.

 

 Après le bacalauréat, c'est un nouveau monde qui commence. Mais il n'échappe pas à la crise du système scolaire. Mais ses caractères sont beaucoup plus complexes. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il nous semble que c'est ici que doit s'opérer une barrière plus importante que ce qui est fait actuellement. Nous cherchons plutôt à mélanger les élèves, assurer une flexibilité maximale. Cela ne nous semble pas judicieux.. Ainsi, nous irions jusqu'à réserver les études comme le BTS ou les IUT, en priorité aux élèves des sections technologiques ou professionnelles. Car ces études sont faites pour être courtes, or les jeunes des bacalauréats professionnels espèrent terminer rapidement leurs études, donc, ces filières leur sont réservées. Les meilleurs élèves de la filière générale partiraient, comme c'est le cas aujourd'hui, dans les classes préparatoires appartenant à leur section.

 

 Nous nous interrompons ici pour répondre d'emblée à une critique. En supprimant les matières littéraires comme on le fait dans les classes scientifiques ou économiques, comment peuvent-ils espérer une hypokhâgne? Or, étant donné la polivalence de certains, il est regrettable de les en priver. Nous sommes en accord avec ceci, mais nous ne voyons pas très bien comment les méthodes aujourd'hui utilisées dans ces filières permettent davantage aux élèves de rallier l'hypokhâgne. Car les méthodes de dissertation littéraire, d'histoire... ne sont pas connus de ces élèves, donc rien ne changerait. D'autre part, nous considérons que les jeunes, en première, doivent se responsabiliser, et faire des choix. En cas d'erreur, un deuxième bacalauréat dans une autre filière est toujours possible, leur permettant d'acquérir les méthodes spécifiques à cette section. Ici de nouveau, il ne faut pas mystifier le bacalauréat à dix-huit ans.

 

 D'autres élèves peuvent privilégier les Instituts d'Etudes Politiques. Ces écoles, publiques mais dont le fonctionnement reste autonome, n'ont pas aujourd'hui de classes préparatoires à leurs concours. Pourquoi les classes existantes, et ce quelque soit la section, ne proposeraient-elles pas une voie pour préparer les étudiants à ces concours? Cela éviterait le passage par des écoles privées qui présentent l'inconvénient d'être chères, non accessibles à tous, donc "discrimitatoires". Il nous semble ennuyeux d'opérer un premier tri dès la préparation, à cause de l'argent. Les hypokhâgnes proposent déjà de telles options, mais leur objectif principal et clairement affiché reste l'Ecole Normal Supérieur. Nous pensons que des classes préparatoires publiques devraient permettre de se préparer à ces concours, laissant les classes traditionnelles à leur préparation à l'Ecole Normale Supérieure, et assumant une préparation plus intensive aux Instituts d'Etudes Politiques. Cela permettra à chacun de se préparer à ce qu'il veut et de tenter une réussite. En revanche, nous ne croyons pas qu'il faille réformer la préparation aux écoles de commerce, la khâgne y formant du fait de la similitude des programmes entre ces écoles et l'E.N.S. Reste, pour donner corps aux classes préparatoires aux Instituts d'Etudes Politiques, à préparer à tous les concours et pour chaque institut.

 

 Certains objecterons que le financement de tels projets est impossible. Mais nous pensons que la création d'une classe spécifique à ces instituts ne nécessite pas nécessairement de gros moyens supplémentaires, mais plutôt l'extension des moyens déjà existants. Reste à réserver à certains professeurs l'enseignement en khâgne et la préparation à l'E.N.S., et à d'autres les cours en hypokhâgne et cette préparation, sur deux ans maximum. Par contre, de telles filières ne pourront aussi aisément se voir accorder des équivalences avec l'Université, car les méthodes sont trop différentes. Peut-être pourrions-nous toutefois en établir une avec l'Université de Droit, car en réalité, la méthodologie est proche, quoique touchant des domaines différents.

 

 Nous avons ainsi considéré les élites et les élèves destinés aux métiers manuels. Mais ils ne sont pas majoritaires, quoiqu'ils seront plus nombreux qu'aujourd'hui, nous l'espérons, grâce à une meilleure information, donc à un rejet moindre de cette filière. En fait, une grande partie des étudiants aujourd'hui débouchent sur l'Université. C'est peut-être ici que la réforme la plus spectaculaire doit se faire, surtout en terme de réputation et d'idée que l'on s'en fait. En effet, elles doivent faire face à une massification de leurs effectifs. Pourtant, à bien y réfléchir, la plupart du temps, elles n'offrent qu'un débouché sur l'enseignement et la recherche, et rarement sur autre chose. Mais elles doivent tenter de proposer autre chose face à une demande toujours croissante, mais n'en a pas les moyens. Aujourd'hui, on observe une manière de décalage entre les objectifs originels des Universités et la façon d'y arriver, et ce qu'on lui demande. Il nous faut bien reconnaître qu'une baisse de l'efficacité en découle.

 

 C'est pourquoi, au risque de déplaire à certains, nous aimerions que l'Université revienne à sa fonction traditionnelle, et s'y consacre entièrement, puisque c'est ce qu'elle fait de mieux. Cette fonction, c'est la préparation à l'enseignement et à la recherche. Reste l'exception des Universités de Droit, qui par la nature de la discipline qu'elles enseignent, peuvent légitimement et de fait mener à autre chose que l'enseignement et la recherche. Mais pour toutes les autres Universités, nous suggérons un retour et un recentrage sur les fonctions traditionnelles. Cela présentera, entre autres, l'avantage d'être plus efficace et de diminuer le nombre de candidats au concours, si bien que les épreuves pourront changer de nature et opérer une sélection moins théorique, plus pratique. Ainsi, nous verrions d'autres professeurs, pédagogues en réalité, et non en application de telles théories.

 

 Mais que font alors ceux ne voulant ni l'enseignement ni la recherche? Ils s'op:dn!dnt vers d'autres structures, que peut d'ailleurs assurer l'Université, mais dans des sections bien séparées (professeurs différents ou ne mobilisant pas les mêmes compétences, méthodes différentes...). Reste à déterminer en fonction du contexte les grandes orientations de nos jeunes. En général, ils choisissent le commerce, la vente, l'administration... Reste à savoir, du point de vue de l'étudiant, si le métier qu'il souhaite embrasser a un rapport profond ou non avec la recherche. Par exemple, le métier d'infographe s'enseigne à l'Université. Par contre, celui d'interprète peut s'apprendre hors de l'Université, avec un enseignement adapté, spécifique à cet objectif. L'op:dntation en terminale aura ainsi eu un rôle considérable. Ce cloisonnement, non physique mais davantage intellectuel, permet à chaque organe de remplir une fonction, étant plus efficace et la remplissant plus correctement.

 

 Enfin, il est important de réhausser le niveau du bacalauréat afin de permettre aux employeurs d'accepter avec confiance d'embaucher des jeunes n'ayant pas fait d'études supérieures. Car certains postes, comme vendeur ou représentant, ne demandent pas d'études. Alors pourquoi exiger deux ans d'expérience dans le supérieur? Pour les concours de l'administration, à niveau dit moyen voire faible, certaines filières (qu'il appartiendra de créer) y prépareront. Le plus important est que l'Université cesse sa diversification qui devient en fin de compte surtout un éparpillement.

 

 Nous terminerons ce premier point en évoquant le sort des handicapés. Nous avons de1xm problèmes majeurs que nous ne savons pas résoudre, car c'est un problème de mentalité. Tout d'abord, nout généralisons trop les problèmes du handicap, dans le sens où l'on pense que tous les handicapés ont les mêmes problèmes et qu'il faut tout considérer en un seul bloc. Ensuite, au nom d'un idéal républicain consistant à supposer que chacun est égal en droit, on en vient à tenter des intégrations impossibles, du fait de la lourdeur de certains handicap, ou, plus précisément, du type exact et des invalidités issues de certaines pathologies. Mais pour ne pas être considéré comme nazi partisan du sur-homme, précisons ces points, concrétisons-les.

 

 Tout d'abord, il est certains handicaps qui sont surmontables et qui ne nécessitent pas la scolarisation des enfants en milieu spécialisé. Par exemple, le handicap visuel ou moteur ne nécessite pas une scolarisation en centre spécialisé. Pour être plus rigoureux, il faut distinguer les handicapés à la naissance et ceux l'étant devenus à l'adolescence ou durant l'enfance. Les enfants nés handicapés visuels pourraient suivre une scolarité en milieu normal, mais dns une structure séparée des autres élèves, car il faut bien qu'ils apprennent à lire et écrire dans leur écriture. De même pour les élèves sourds et mal-entendants. Mais dès la sixième, au terme d'un processus progressif et maîtrisé, les enfants pourraient retrouver un cycle normal mélangé aux autres. Reste alors aux collèges, lycées... de s'adapter à eux, et aux enfants de leur faciliter la tâche. Pour cela, il convient d'inclure dans la formation des enseignants un module handicap, afin qu'ils puissent connaître les handicaps, pour ne pas en avoir peur, et gérer les difficultés. Rien n'empêche par ailleurs de créer des structures, à véchelle académique, mais disposant de moyens humains importants, permettant d'une part d'adapter les documents aux handicapés visuels, d'autre part de conseiller les professeurs. De telles structures peuvent, en se consacrant aux handicapés intégrés, être très efficaces. Elles existent, mais manquent de moyens. Pour l'apprentissage de nrtions comme la locomotion ou les gestes quotidiens, cela doit se faire durant toute l'école primaire dans un cdre adapté. En sixième, l'enfant n'a besoin que de perfectionnements ponctuels que peut lui apporter l'aide régionale ou académique.

 

 Nous irions à dire que pour les handicapés moteur, le problème ne se pose pas, à condition que les collèges, au moins un par académie, ou un par grande ville, soit adapté dans ses structures (ascenseurs, couloirs larges...). De préférence, l'expérience recommande de privilégier les collèges à environnement facile, en y facilisant l'accès pour les handicapés. Malheureusement, sans moyens humains, il faut bien admettre que les handicapés ne peuvent s'épanouir dans les zones 4éducation prio!itaires, et sont des victimes trop faciles. Bien que nous essayons e remédie à cela, il faudra b,en composer avec ce phénomène en attendant mieux.

 

 En ce qui concerne les adaptations des examens (brevet, bacalauréat, examens à l'Université, concours...), nous ne comprenons pas que tous les handicapés aient droit aux mêmes adaptations. Prenons l'exemple du tiers-temps. Il s'agit d'une disposition accordant au candidat handicapé un tiers du temps normal, en plus de celui des autres candidats. Ainsi, un handicapé a quatre heures pour faire une épreuve que les élèves valides doivent faire en trois heures. Si nous l'admettons pour les handicapés visuep, dont la lecture est plus longue, les manipulations de feuilles nombreuses en braille... peut faire perdre du temps, nous ne comprenons pas en quoi elle est nécessaire pour les handicapés autitifs. Car, en quoi leur handicap les ralentit-il dns leur vitesse de composition? On comprend la contrainte matérielle aussi pour les handicapés moteur, mais pas pour les autres handicaps.

 

 En fait, il faut pousser à l'intégration à partir du collège. C'est pourquoi nous suggérons la suppression des classes de la sixième à la terminale des centres spécialisés. Nous y constatons un cloisonnement des élèves, un niveau souvent inférieur aux élèves valides, de graves lacunes dans l'orientation, aboutissant à des drames: des gens sont dépendants et deviennent une charge pour la société alors qu'une meilleure scolarité (intégration progressive puis intégration totale en cycle normal) aurait pu les rendre très importants, apportant une richesse inestimable. C'est pour obliger les parents à surmonter leur peur quil faut les contraindre à inscrire leurs enfants handicapés en collège normal, en promettant évidemment qu'il aura les mêmes droits et capacités matérielles que les autres, grâce aux adaptations consenties. Les centres spécialisés constituent un refuge rassurant mais ne donnent pas toujours des résultats probants. Rien n'empêche par contre les centres de devenir les structures académiques d'aide aux établissements accueillant des élèves handicapés. Pour ce qui concerne les handicapés qui le sont devenus durant leur enfance, il faut être flexible, et accepter quil perde un an dans un centre, pour apprendre à vivre avec son nouvel environnement (braille et adaptations pour les aveugles, fauteuil... pour les handicapés moteur). Au terme de cette année, il pourra reprendre le rythme normal, avec lequel il aura guère de difficuqés puisqu'il vaura toujours connu.

 

 Mais qu'en est-il des autres élèves (handicapés mentaux, polyhandicapés...)? Si le handicap n'est que sensoriel, les structures doivent permettre à la personne d'évoluer normalement, la technologie étant aujourd'hui un atout conséquent. Par contre, les déficients mentaux, au risque de choquer, ne peuvent pas, par nature, être intégrés dns un cycle normal. Il leur faut une formation adaptée au sein de centres spécialisés. Les méthodes y seront plus adéquates, et on cherchera des objectifs proportionnels à ce que leur handicap autorise. Ils pourront toujours travailler dans des structures adaptées. Vouloir intégrer de tels enfants met en échec le système, et eux-mêmes qui ne peuvent suivre. Au contraire, la mise en centre leur permet d'être en situation de réussite et de progresser.

 

 Reste deux cas à part: les enfants malades et surdoués. Il convient d'aménager, en ayant recours si besoin au milieu associatif, des structures permettant une scolarité normale mais adapée à la maladie des enfants, si elle les maintient à l'hôpital, du fa,t de la lourdeur des soins ou de ses conséquences. En essayant toujours d'aller vers l'intégration, si on ne le peut, il faut les maintenir dans des conditions d'apprentissage adaptées. Ce quil faut absolument éviter, aussi bien chez les handicapés mentaux que les enfants malades, c'est de les laisser dans leurs problèmes sans contact avec l'école. Même minime, un tel contact leur permet l'épanouissement, l'impression de réussite et les fait progresser, les aide à vaincre leurs difficultés.

 

 Quant aux élèves surdoués, ils constituent un problème dont nous pensons que la flexibilité de notre système peut amoindrir les conséquences. Si ce qui leur est enseigné ne leur suffit pas, il peuvent ajouter des disciplines et augmenter la difficulté. S'ils choisissent de s'épanouir hors du cdre de l'école, ils peuvent le faire, puisqu'en classe, ils y passeraient moiqs de temps qu'aujourd'hui, puisque les programmes seront allégés. Le temps libre gagné, utilisé pour des approfondissements ou des cours optionnels en temps normal, servira à ces enfants pour faire des choses plus complexes, plus adaptées à leur capacité, leur permettant de se sentir bien. Nous pensons qu'une solution existe, différente des centres spécialisés. Une autre piste est peut-être de créer, dans certains collèges, une classe de surdoués où l'enseignement serait différent. Afin d'alléger la charge financière pour chaque collège, nous suggérons un collège adapé aux handicapés et un avec une classe pour surdoués, un par académie ou par grande ville. Nous maintenons ainsi un cadre adapté au sein d'une structure normale, si bien que, malgré un enseignement adapté, ils sont confrontés à la vie réelle, quils connaitront nécessairement plus tard.

 

 Nous entendons déjà les libéraux nous reprocher le coût faramineux des structures, autant d'adaptation pour les handicapés que d'adaptation aux niveaux. Nous ne contestons pas cela. Nous répondons simplement que nous préférons investir dans vécole, ciment de la société, plutôt que dans d'autres domaines. Nous reviendrons plus loin sur le financement du pays, et donc de ses mesures.

 

 Ainsi, le collège fournit les fondamentaux, le lycée spécialise l'étudiant et lui donne les bases là où il se sent à l'aise, puis il apprend un métier (enseignant à l'Université, autre dans d'autres écoles ou instituts). Chacun peut réussir, au sens où, avec de l'information et de la rationalité, chacun peut prendre la place qu'il juge la meilleure en fonction de ses possibilités au sein du corps social. Les handicapés ne sont pas exclus mais évoluent dns le cadre que leur autorise leur handicap. Mais on ne doit pas cloisonner les handicapés à certains métiers. S'ils veulent faire quelque chose, il faut essayer d'y parvenir et voir dans quelle mesure cela est possible. D'où la nécessité de liberté et d'expérimentation. L'essentiel est que chacun ait la même base de connaissances fondamentales et les mêmes chances d'atteindre le plus haut niveau s'il le peut, du point de vue intellectuel. Le collège couvre la majeure partie de l'adolescence, donc l'allègement des programmes permettra, outre une meilleure assimilation, davantage de suivi, ce qui est important. Les éçves en sortiront avec une idée de ce quils aiment, sans nécessairement avoir des objectifs précis. Mais en troisième, un élève saura s'il veut faire des études longues, courtes, techniques ou "spirituelles". Il aura alors le choix.

 

 Toutefois, toutes ces mesures nécessitent l'acceptation de tous. Notre société a un passé qu'il faut prendre en compte dans l'application des mesures. Pour les opérer, il faut aussi agir, responsabiliser la population. Mais pour cela, il faut leur donner de l'espoir et leur donner le sentiment que leurs dirigeants sont efficaces.

 

Par Texou - Publié dans : Politique
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